Violences domestiques : comprendre, réagir, se protéger
On imagine souvent la violence comme des coups. Elle peut aussi passer par des paroles qui rabaissent, des menaces, l’isolement, le contrôle de l’argent ou la surveillance du téléphone.
Quand cela se passe à la maison — dans le couple, avec un ex-conjoint, entre parents et enfants —, on parle de violence domestique (אלימות במשפחה, alimout ba-mishpaha).
Vous trouverez ici des explications simples sur le droit israélien, les ressources qui existent et les démarches possibles — pour y voir plus clair, à votre rythme.
Les bénévoles francophones d’E.V.A. peuvent vous accompagner, en toute confidentialité.

Urgence : 100 — Police (משטרה) · 118 — Aide sociale, 24h/24Urgence : 100 — Police (משטרה) · 118 — Aide sociale, 24h/24
La violence domestique, ou la violence entre quatre murs
La violence domestique n’est pas seulement physique. Elle peut être psychologique, verbale, sexuelle, économique ou numérique.
Elle touche tous les milieux, tous les âges, toutes les communautés — les femmes le plus souvent, mais aussi des hommes.
En Israël, des lois protègent les personnes concernées, quel que soit leur statut familial ou leur genre, y compris dans les couples de même sexe.
Vous ne parlez pas hébreu ? Les bénévoles francophones d’E.V.A. répondent à vos questions — gratuitement et en toute confidentialité.
Qu’est-ce qu’une violence ?
Comprendre ce qu’est une violence, c’est la première étape pour pouvoir réagir, demander de l’aide ou accompagner quelqu’un. La violence n’est pas seulement physique. Elle peut être psychologique, économique, sexuelle ou numérique. Dans tous les cas : ce n’est pas de votre faute, et il existe des solutions.
- Il y a violence lorsqu’une personne impose sa volonté à une autre — par la force, la peur, la pression ou l’humiliation.
- La violence n’est pas un conflit ni une dispute entre deux personnes égales.
- Elle peut être visible (coups) ou invisible (humiliation, contrôle, peur constante).
Les principales formes de violence
| Type de violence | Comment ça se manifeste ? | Exemples |
|---|---|---|
| Violence physique | Atteinte au corps, gestes forcés | Gifles, pousser, coups, jeter des objets |
| Violence psychologique / émotionnelle | Humiliation, peur, contrôle | Insultes, menaces, rabaissement, isolement |
| Violence sexuelle | Acte imposé sans consentement | Attouchements forcés, viol, pression sexuelle, photos imposées |
| Violence économique | Contrôle de l’argent ou dépendance forcée | Confiscation de carte bancaire, interdiction de travailler, contrôle des dépenses |
| Cyberviolence | Violence via internet ou téléphone | Menaces en ligne, diffusion d’images, espionnage des messages |
Violence ou dispute ? Comment faire la différence
| Dispute normale | Violence |
|---|---|
| Chacun peut s’exprimer librement | Une personne impose sa volonté |
| Désaccord ponctuel, respect mutuel | Peur, humiliation, domination |
| Peut se résoudre avec le dialogue | Se répète ou s’aggrave avec le temps |
| Chacun peut reconnaître ses torts | L’auteur minimise, culpabilise ou accuse l’autre |
Le consentement : une notion clé
Consentir, c’est dire oui clairement, librement, sans pression ni peur.
Le silence, la peur, la paralysie ou le fait de ne pas dire non ne signifient pas un consentement.
Pour les mineurs : en dessous de 16 ans, tout acte sexuel avec un adulte est interdit par la loi.
Le cycle de la violence
La violence conjugale suit souvent un cycle qui se répète : montée de la tension, explosion (crise), puis « lune de miel » — excuses, promesses, gestes d’affection. Avec le temps, les crises tendent à se rapprocher et à s’aggraver. Connaître ce cycle aide à comprendre pourquoi il est souvent difficile de partir, et pourquoi le sentiment d’espoir revient après chaque crise.
Ce que dit le droit israélien
Le droit israélien ne définit pas la « violence domestique » dans un texte unique. La protection repose sur plusieurs lois qui se complètent : la Loi sur la prévention de la violence dans la famille (חוק למניעת אלימות במשפחה, התשנ »א-1991), qui permet d’obtenir des ordonnances de protection ; le Code pénal (חוק העונשין), qui réprime les violences, menaces et séquestrations ; et la Loi sur les droits des victimes d’infractions (חוק זכויות נפגעי עבירה, התשס »א-2001), qui garantit des droits dans la procédure pénale.
La violence domestique et les enfants
Les enfants témoins de violence sont aussi touchés par elle.
Un enfant qui voit ou entend la violence à la maison en subit les effets, même quand elle ne le vise pas directement : peur, troubles du sommeil, difficultés à l’école, sentiment de responsabilité.
Les professionnels considèrent les enfants exposés à la violence conjugale comme des victimes de cette violence.
En Israël, la loi impose de signaler la situation d’un mineur en danger (חובת דיווח, hovat divouah) — cette obligation concerne tout adulte, et de façon renforcée les professionnels.
Pour en parler ou demander conseil : le 118 (24h/24), les services sociaux (לשכת רווחה), et la page « Protection des enfants » de ce site.
Test : est-ce que je suis dans une relation dangereuse ?
Il n’est pas toujours simple de savoir si ce que l’on vit « compte » comme de la violence.
Les questions ci-dessous reprennent des signaux d’alerte reconnus par les professionnels. Elles ne remplacent pas une évaluation professionnelle : elles aident à mettre des mots sur une situation.
Il est possible d’en parler, anonymement, au 118 (ligne sociale, 24h/24) ou dans un centre de prévention de la violence familiale.
Et si l’hébreu est un obstacle : les bénévoles d’E.V.A. sont là pour en parler en français.
Dans ma relation, est-ce que…
- j’ai peur de donner mon avis, de dire non ou de le/la contrarier ?
- il/elle surveille mon téléphone, mes messages, mes déplacements, mes réseaux sociaux ?
- il/elle contrôle l’argent : je dois justifier chaque dépense, je n’ai pas d’accès libre au compte ?
- je vois de moins en moins ma famille et mes amis, à cause de ses réactions ?
- il/elle est d’une jalousie extrême, présentée comme une preuve d’amour ?
- il/elle m’humilie ou me rabaisse, en privé ou devant les autres ?
- il/elle menace — de me faire du mal, de se faire du mal, de prendre les enfants, de me faire expulser du pays ?
- les crises sont de plus en plus fréquentes ou de plus en plus fortes ?
- il y a déjà eu des gestes physiques — bousculade, objet lancé, main levée, strangulation ?
- il y a une arme à la maison, ou un accès facile à une arme ?
Plusieurs réponses positives peuvent indiquer une relation à risque. Certains signaux — strangulation, menaces de mort, arme accessible, violence pendant une grossesse, aggravation rapide — sont considérés par les professionnels comme des indicateurs de danger élevé.
Ce test est informatif. Il ne dit pas quoi faire ; il aide à y voir plus clair. Pour une évaluation avec un professionnel : 118 (עובד/ת סוציאלי/ת de garde), centres de prévention de la violence familiale, ou les associations listées dans la section « Se protéger ».
« Pas de coups, mais une cage » : le contrôle dans le couple
Une relation peut être destructrice sans aucun coup.
Surveiller, isoler, contrôler l’argent, imposer des règles sur la vie quotidienne, menacer, humilier : quand ces comportements se répètent, ils enferment peu à peu l’autre.
Les chercheurs et plusieurs pays donnent un nom à ce phénomène : le contrôle coercitif (שליטה כפייתית, shlita kfiyatit). Ce n’est pas une « dispute de couple » — c’est une forme de violence.
Mettre des mots sur ce que l’on vit, en français : les bénévoles d’E.V.A. sont là pour cela aussi.
Reconnaître le contrôle au quotidien
Le contrôle s’installe progressivement. Pris séparément, chaque comportement peut sembler anodin ; c’est leur accumulation et leur répétition qui referment la cage :
- des règles imposées sur les vêtements, les sorties, les horaires, les fréquentations ;
- la surveillance du téléphone, des e-mails, de la localisation ;
- le contrôle de l’argent et des documents (passeport, papiers d’identité) ;
- l’isolement progressif de la famille et des amis ;
- les menaces et le chantage (aux enfants, au statut en Israël, à la réputation) ;
- le dénigrement répété, qui finit par entamer la confiance en soi.
La personne qui subit ce contrôle adapte peu à peu toute sa vie pour éviter les conflits. C’est ce rétrécissement de la liberté quotidienne que les spécialistes appellent le contrôle coercitif — un terme encore récent, qui aide à mettre des mots sur ce vécu.
Ce que dit le droit — en Israël et ailleurs
Le contrôle coercitif ne fait pas partie du droit israélien : à ce jour, ce n’est pas une infraction en tant que telle. Des propositions de loi sont en cours d’examen pour élargir la définition légale de la violence dans la famille afin d’y inclure la violence psychologique, la violence économique et le contrôle coercitif ; un projet gouvernemental sur la violence économique a également été engagé.
Cela ne signifie pas que la loi est absente : de nombreux comportements liés à ce contrôle peuvent déjà relever de lois existantes — menaces, harcèlement, séquestration (Code pénal, חוק העונשין), ou harcèlement obsessionnel, pour lequel il existe une ordonnance spécifique (צו למניעת הטרדה מאיימת). Les ordonnances de protection de la loi de 1991 peuvent aussi s’appliquer selon les situations.
À titre de comparaison, l’Angleterre, l’Écosse et d’autres pays ont fait du contrôle coercitif une infraction pénale à part entière. Cette évolution influence le débat israélien actuel.
Je fais quoi ? Les possibilités
Il n’existe pas une seule « bonne » réponse. Plusieurs possibilités existent, elles peuvent se combiner, et chacune a ses avantages et ses limites.
En parler est déjà une démarche. Elle n’engage à rien d’autre.
Pour chaque démarche, une bénévole francophone d’E.V.A. peut vous aider : appeler à votre place, préparer un rendez-vous, traduire, vous accompagner.
En parler, de façon confidentielle
- Le 118 — ligne sociale nationale, 24h/24 : un travailleur social (עובד/ת סוציאלי/ת) écoute, informe et oriente. L’appel peut rester anonyme.
- Les centres de prévention et de traitement de la violence familiale (מרכזים למניעה ולטיפול באלימות במשפחה) — présents dans des dizaines de villes, rattachés aux services sociaux municipaux (לשכת רווחה). Accompagnement individuel ou en groupe, par des professionnels spécialisés, pour une participation symbolique. La démarche est confidentielle ; comme pour tout professionnel en Israël, il existe une obligation de signalement lorsqu’un mineur est en danger (חובת דיווח).
- Les associations — WIZO, Naamat, Bat Melech (public religieux) : écoute, conseil, accompagnement. Coordonnées dans la section « Se protéger ».
Consulter pour soi
Un accompagnement psychologique ou juridique peut aider à clarifier la situation, sans engager aucune procédure. Les centres de prévention et certaines associations proposent des consultations, y compris juridiques.
Demander une mesure de protection
Une ordonnance de protection (צו הגנה) peut interdire à la personne violente d’approcher, de contacter ou d’entrer au domicile — sans qu’une plainte pénale soit nécessaire. Détails dans la section « Se protéger ».
Déposer plainte à la police
Les violences physiques, les menaces et la séquestration sont des infractions pénales. La plainte (תלונה) peut être déposée au commissariat (משטרה) ou, en urgence, via le 100. Il est possible de venir accompagné·e d’un proche. La plainte ouvre une enquête ; la décision de poursuivre appartient ensuite au parquet (פרקליטות). Avantage : elle peut déclencher des mesures de protection rapides. Limite : la procédure peut être longue, et son issue ne dépend pas de la victime.
Un hébergement d’urgence
Des foyers d’accueil (מקלטים לנשים נפגעות אלימות) accueillent les femmes — avec leurs enfants — lorsqu’il est dangereux de rester au domicile. L’entrée en foyer passe par une assistante sociale (עובד/ת סוציאלי/ת) : on peut la joindre via le 118 (24h/24) ou les services sociaux de la mairie (לשכת רווחה). Des solutions existent aussi pour les hommes, via les services sociaux. Les bénévoles d’E.V.A. peuvent vous accompagner dans cette démarche.
Important : demander de l’aide n’oblige ni à quitter son conjoint, ni à porter plainte, ni à divorcer. Chaque démarche reste indépendante des autres.
Se protéger
En cas de danger immédiat : Police — 100 (ou 118 pour un travailleur social de garde, 24h/24).
La loi israélienne permet d’obtenir rapidement, parfois le jour même, une ordonnance de protection (צו הגנה) — avec ou sans avocat.
Un plan de sécurité préparé à l’avance peut faire une vraie différence.
Demander une ordonnance sans parler hébreu ? Les bénévoles d’E.V.A. peuvent vous aider à préparer le dossier et vous accompagner au tribunal ou au commissariat.
Les ordonnances de protection
- L’ordonnance de protection (צו הגנה) — prévue par la Loi sur la prévention de la violence dans la famille (1991). Elle peut ordonner l’éloignement du domicile, interdire de s’approcher ou de contacter (téléphone, messages), imposer la remise des armes à feu et prévoir des arrangements temporaires concernant les enfants.
- Elle peut être demandée par la personne concernée, par quelqu’un en son nom, par un travailleur social, par la police ou par le parquet (פרקליטות) — au tribunal de première instance (בית משפט השלום), au tribunal des affaires familiales (בית משפט לענייני משפחה) ou au tribunal rabbinique (בית דין רבני). Un avocat n’est pas nécessaire pour la demande initiale. En cas d’urgence, le tribunal peut statuer le jour même, d’abord sans la présence de l’autre partie. Elle s’applique aussi aux couples de même sexe.
- Sa validité est limitée dans le temps et peut être prolongée par le tribunal. C’est un outil civil : elle ne nécessite pas de plainte pénale, et les deux peuvent être combinées.
- L’ordonnance contre le harcèlement obsessionnel (צו למניעת הטרדה מאיימת) — utile notamment après une séparation, y compris lorsque l’auteur n’est pas un membre de la famille : elle vise le harcèlement répété, la surveillance, les menaces.
- La violation d’une ordonnance (הפרת צו) est une infraction pénale : la personne qui ne la respecte pas peut être arrêtée. En cas de violation, on peut appeler la police (100).
Préparer un plan de sécurité
- garder en lieu sûr (ou chez une personne de confiance) : papiers d’identité, documents importants, double des clés, un peu d’argent, médicaments ;
- convenir d’un mot de code avec un proche pour signaler un danger sans éveiller l’attention ;
- connaître par cœur deux ou trois numéros essentiels (100, 118, un proche) ;
- repérer où aller en cas de départ précipité (famille, amie, foyer d’accueil) ;
- côté numérique : changer les mots de passe, vérifier la localisation partagée, utiliser si besoin un téléphone ou un ordinateur auquel l’autre n’a pas accès. Le site E.V.A. dispose d’un bouton « Quitter discrètement le site ».
À qui s’adresser
- 100 — Police (משטרה), danger immédiat.
- 118 — Ligne sociale nationale, 24h/24 : orientation, protection, hébergement d’urgence.
- Centres de prévention de la violence familiale — via la mairie (לשכת רווחה) ou l’annuaire officiel (voir Références).
- WIZO : 03-6923825 · Naamat : 03-6923700 · Bat Melech (public religieux) : 1-800-292-333.
- 1202 / 1203 — centres d’aide (femmes / hommes) si la violence comporte une dimension sexuelle.
- Pour les enfants en danger : 118 ou 105 — et voir la page « Protection des enfants » du site.
Mes droits
En Israël, une personne victime de violence domestique a des droits — que la violence soit physique ou non, et qu’elle choisisse ou non de porter plainte.
Protection par le tribunal, droits dans la procédure pénale, accompagnement social, et aide juridique (סיוע משפטי) accordée selon les revenus.
La barrière de la langue ne doit pas empêcher d’exercer un droit : les bénévoles d’E.V.A. vous expliquent chaque étape en français.
Le droit d’être protégé·e
Les ordonnances de protection (voir « Se protéger ») sont un droit ouvert à tout membre de la famille — conjoint, ex-conjoint, parent, enfant — sans condition de nationalité et sans plainte pénale préalable.
Les droits dans la procédure pénale
La Loi sur les droits des victimes d’infractions (חוק זכויות נפגעי עבירה, התשס »א-2001) garantit à la victime (נפגע/ת עבירה) notamment : le droit d’être informée de l’avancement de la procédure, le droit à la protection contre l’accusé, et, pour certaines infractions graves, le droit d’exprimer sa position à des étapes clés. Il est possible de demander à être entendue par une enquêtrice plutôt qu’un enquêteur.
L’aide juridique (סיוע משפטי)
Le service d’aide juridique du ministère de la Justice (הסיוע המשפטי) peut accompagner les personnes victimes de violence dans la famille. Cette aide est accordée selon les revenus — les conditions exactes figurent sur la page officielle (voir Références) : 1-700-70-60-44.
L’accompagnement social
Les centres de prévention et de traitement de la violence familiale, les services sociaux municipaux et les foyers d’accueil sont ouverts à toute personne concernée. Des droits sociaux spécifiques (logement, prestations du ביטוח לאומי) peuvent exister selon la situation ; le portail Kol Zchut « אלימות במשפחה » les recense de façon actualisée (voir Références).
Et si je ne parle pas hébreu ?
Les bénévoles francophones d’E.V.A. peuvent vous accompagner : expliquer la procédure en français, aider à préparer un rendez-vous ou à rassembler des documents, et venir avec vous au tribunal ou au commissariat. Il est aussi possible de se faire accompagner d’un proche ou d’un travailleur social, et de demander une interprétation lorsque c’est disponible. Le lexique de cette page donne les mots essentiels.
Se reconstruire après la violence
Quitter une situation de violence, ou en parler pour la première fois, ne signifie pas que tout va mieux immédiatement.
Se reconstruire prend du temps. Il n’y a pas de « bonne façon » de guérir, ni de délai à respecter.
Retrouver la sécurité, comprendre les réactions du corps et des émotions, trouver de l’aide — psychologues, groupes de parole, thérapies du trauma —, reprendre pied pas à pas : la page dédiée accompagne ce chemin.
Les bénévoles d’E.V.A. peuvent vous aider à trouver un soutien francophone (thérapeutes, groupes de parole).
Numéros utiles & Lexique
a) Numéros utiles — violence domestique
En cas de danger immédiat : 100 — Police (משטרה)
118 — Ligne sociale nationale, 24h/24 : travailleur social de garde, violence familiale, orientation vers les foyers, enfants en danger.
Centres de prévention et de traitement de la violence familiale (מרכזים למניעה ולטיפול באלימות במשפחה) — via la mairie (לשכת רווחה) ou l’annuaire officiel (lien en Références).
WIZO — femmes victimes de violences : 03-6923825 · Naamat : 03-6923700 · Bat Melech (public religieux) : 1-800-292-333.
ERAN — soutien psychologique, 24h/24 : 1201.
1202 (femmes) · 1203 (hommes) — centres d’aide, si la violence comporte une dimension sexuelle.
105 — protection des enfants (et 118 pour tout mineur en danger).
Aide juridique du ministère de la Justice (סיוע משפטי, selon revenus) : 1-700-70-60-44.
E.V.A — accompagnement francophone par nos bénévoles : via « Parler en toute discrétion » sur ce site.
b) Lexique
| Français | Hébreu | Phonétique |
|---|---|---|
| Violence domestique / familiale | אלימות במשפחה | Alimout ba-mishpaha |
| Contrôle coercitif | שליטה כפייתית | Shlita kfiyatit |
| Ordonnance de protection | צו הגנה | Tsav hagana |
| Ordonnance d’éloignement | צו הרחקה | Tsav harhaka |
| Ordonnance contre le harcèlement obsessionnel | צו למניעת הטרדה מאיימת | Tsav lemeniat hatrada me’ayemet |
| Travailleur/se social/e | עובד/ת סוציאלי/ת | Oved/et sotsiali/t |
| Services sociaux municipaux | לשכת רווחה | Lishkat revaha |
| Centre de prévention de la violence familiale | מרכז למניעה ולטיפול באלימות במשפחה | Merkaz limnia ve-tipoul |
| Foyer d’accueil (femmes) | מקלט לנשים נפגעות אלימות | Miklat |
| Plainte | תלונה | Tlouna |
| Victime d’une infraction | נפגע/ת עבירה | Nifga / nifgaat aveira |
| Tribunal des affaires familiales | בית משפט לענייני משפחה | Beit mishpat le-inyanei mishpaha |
| Tribunal de première instance | בית משפט השלום | Beit mishpat ha-shalom |
| Tribunal rabbinique | בית דין רבני | Beit din rabani |
| Obligation de signalement (mineurs) | חובת דיווח | Hovat divouah |
Références
Législation
- Loi sur la prévention de la violence dans la famille, 5751-1991 — חוק למניעת אלימות במשפחה, התשנ »א-1991
https://www.nevo.co.il/law_html/law00/98459.htm
- Loi sur les droits des victimes d’infractions, 5761-2001 — חוק זכויות נפגעי עבירה, התשס »א-2001
https://www.nevo.co.il/law_html/law00/71835.htm
Sites officiels
- Kol Zchut, portail « Violence dans la famille » — כל זכות — אלימות במשפחה
https://www.kolzchut.org.il/he/אלימות_במשפחה
- Kol Zchut, « Ordonnance de protection contre la violence familiale » (procédure) — כל זכות — צו הגנה למניעת אלימות במשפחה
https://www.kolzchut.org.il/he/צו_הגנה_למניעת_אלימות_במשפחה
- Kol Zchut, « Ordonnance contre le harcèlement obsessionnel » (procédure) — כל זכות — צו למניעת הטרדה מאיימת
https://www.kolzchut.org.il/he/צו_למניעת_הטרדה_מאיימת
- Kol Zchut, « Aide juridique du ministère de la Justice en matière de violence familiale » — כל זכות — סיוע משפטי בנושא אלימות במשפחה
https://www.kolzchut.org.il/he/סיוע_משפטי_בנושא_אלימות_במשפחה_מטעם_משרד_המשפטים
- Ministère des Affaires sociales, annuaire des centres de traitement de la violence familiale — משרד הרווחה — מרכזים לטיפול באלימות במשפחה
https://www.gov.il/he/departments/dynamiccollectors/molsa-domestic-violence-treatment-centers
- Ministère des Affaires sociales, « Centres de prévention et de traitement de la violence familiale » — משרד הרווחה — מרכזים למניעה ולטיפול באלימות במשפחה
https://www.gov.il/he/pages/molsa-domestic-violence-centers-for-prevention-and-treatment
Lectures complémentaires
- Gouvernement d’Israël, annonce sur le projet de loi contre la violence économique — gov.il — הצעת החוק למניעת אלימות כלכלית
https://www.gov.il/he/departments/news/economic_violence_bill
- Centre Rackman (Université Bar-Ilan), position sur la définition élargie de la violence dans la famille (2025) — מרכז רקמן — הגדרה רחבה לאלימות במשפחה
https://rackmancenter.com/יום-האשה-2025-חשוב-לכלול-בחוק-הגדרת-רחבה-ומ/
- Bat Melech, « Signaux d’alerte d’une relation violente » — בת מלך — סימני אזהרה לזוגיות אלימה
https://www.batmelech.org/who-we-are/five-red-lights-identifying-domestic-abuse/

